Cuzco-Capitale Inka
En Europe, on dit que toutes les routes mènent à Rome, ici elles se rejoignent à Cuzco, l’ancienne capitale de l’Empire Inka. Concidérée comme le nombril du monde, quatre chemins, comme les quatre points cardinaux, partaient de la place centrale pour relier les provinces lointaines.
Selon la légende, vers le XIIème siècle, le premier couple Inka, fils et fille du soleil et de la lune, partirent des berges du lac Titicaca pour fonder la ville qui sera le centre d’un immense Empire. Manco Cápac et sa soeur Mama Ocllo marchèrent vers le Nord afin de trouver un endroit où leur bagette d’or puisse s’enfoncer dans le sol. Ils élurent domicile au sommet d’une vallée fertile et construisirent la ville qui devait unifier tout un royaume. Ils étaient investis d’une mission divine, civiliser les tribus de l’ancien Pérou, considérées comme primitives . Par le terme civiliser, le dieu Soleil entendait apprendre à vivre bien, cette notion perdure encore aujourd’hui, de nombreux hérités de l’Empire Inka opposent la politique de l’opulence, du vivre toujours mieux à celle de vivre simplement bien. Ainsi le premier Inka appris aux Hommes à cultiver la terre alors que sa soeur enseigna aux femmes à filer et tisser la laine de lama et d’alpaga.
La civilisation Inka resta bourgeonnante pendant près de trois siècles et ce n’est que vers la seconde moitié du XVème siècle qu’elles pris vraiment le titre d’Empire. L’Inka pris alors le nom de Pachacútec qui signifie “celui qui rassemble le monde”. Cuzco fédérait alors un Empire qui s’étendait des rives du Pacifique, aux lisières de la forêt Amazonienne et des montagnes Colombiennes aux vallées du Chilie et de l’Argentine, où résistaient les redoutables Mapuche.Lorsqu’une région était conquise les Inkas n’imposaient pas leurs cultures et religions, mais les incorporaient à aux leurs. Cette ville qui comptaient à son apogé prés 15 000 habitants, était le centre administratif et religieux de l’Empire, tout transitait par Cuzco et par les mains de l’Inka. Cette civilisation reste dans les mémoires comme sanguinaire parce que toute attenta à l’ordre de l’Empereur était punis de la peine de mort, mais elle a aussi su inventer un intéressant système de redistribution des productions et richesses, qui permettait d’exporter des marchandises de part et d’autre du territoire. Ainsi les Inkas protégeait les peuples de la famine en envoyant les surplus de production d’un endroit vers un autre plus nécessiteux et diversifiait le bol alimentaire des peuples et les échanges.
A l’arrivée de Francisco Pizarro en 1532, les premiers conquistadors découvrirent un Empire en quasi Guerre civile après une épidémie de variole, consécutive à l’arrivée européens sur le sol du nouveau monde. L’Empire était divisé en deux, les dessins expansionnistes avaient eu raison de lui et la décadence succédait au faste d’antan. Avec seulement une centaine d’hommes Pizzaro s’est emparé en quelques mois de Cuzco et du dernier Inka, Atahulpa. C’en fut fini des Inkas, les Conquistador assoiffés d’or massacrèrent les populations indigènes où les réduirent en esclavage pour piller leurs richesses, alors que l’Église catholique appliquait sont intolérance envers les autres religions et cultures à grands coups de théories dénigrantes envers les peuples indigènes et d’inquisition. Ce fut l’un des passages les plus sombres de l’Histoire de l’Humanité, en l’espace d’un siècle 90% des Inkas disparurent. Il faut aussi avouer qu’il conditionna le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
La conquête de Cuzco coïncide avec l’écrasement de la culture Inka, mais les peuples andins sont fières et elle n’est jamais vraiment tombée dans l’oublie. La ville actuelle en témoigne. Les conquistadors se sont efforcés à détruire les lieux de cultes et belles bâtisses Inkas pour construire des églises et centres administratifs, mais ils n’ont jamais réussis à démolir les fondations et ont du se résigner à les utiliser pour construire leurs édifices. Lorsqu’on sillonne les rues étroites de Cuzco on est frappé par les sous bassement des constructions, les pierres sont parfaitement ajustées sans ciments et soutiennent des cathédrales entières.Elles sont les vestiges du passé Inka. Comble de l’Histoire, le génie Inka, traduisant leur parfaite adaptation à leur milieu de vie, traverse les temps, les tremblements de terres fréquents dans la région ont eu raison des constructions espagnoles, alors que les édifices Inka ont su résister.
Les habitants de Cuzco ont su préserver une autre part de leur culture, qu’il font revivre encore aujourd’hui autour du solstice d’hiver, en juin ici. Le 21 ou 22 Juin, les Inkas fêtaient le retour du dieu Soleil, l’Inti Raymi. Le Pape considérait ce rite comme païen et offensant (ils ont toujours su {eclairer l’humanite.). Les espagnoles ont alors obligé les Inka à fêter la Saint Jean, le 24. Les Inkas, qui savaient aussi se jouer de l’étroitesse d’esprit des envahisseurs, déclarèrent qu’ils allaient alors fêter la ville se jours là, tout en gardant à l’esprit qu’il perdureraient l’Inti Raymi. De nos jours, le 24 Juin est toujours marqué par le sacrifice d’un lama sur le site sacré de Sacsahuamán. Nous avons eux la chance d’être à Cuzco aux alentours du solstice, la ville entre véritablement en fête durant toute la semaine. Tous les jours les étudiants de chaque classes de chaque écoles défilent dans les rues pour danser en costumes traditionnels. On sent l’importance des carnavals dans la vie Sud Americaine où la danse, la musique et la fête restent omniprésentes toute l’année.



Salut les bloggeux !
Je passe très souvent feuilleter vos billets et la j’ai voulu mettre un petit commentaire.
Je juge que les articles sont bien rédigés et instructifs, c’est un plaisir de vous lire.
Continuez encore le plus longtemps possible !
Une bonne année !